Une défaite électorale salutaire ?

La défaite du Parti socialiste aux élections municipales a scellé le sort du gouvernement. Nommé au lendemain des élections présidentielles, Jean-Marc Ayrault devait incarner la politique voulue par François Hollande. Il devait permettre à la France de retrouver la croissance, rétablir les comptes publics et faire baisser le chômage. Vingt-deux mois plus tard, tous les espoirs ont été déçus. Le chômage ? Il a augmenté de 4,7 % en un an, de 0,9 % en janvier. Les comptes de la Nation ? L’INSEE a annoncé le 31 mars que la dette publique avait atteint 1 925,3 milliards d'euros fin 2013, 84 milliards d’euros de plus qu’il y a an. Le déficit public ? S’il a été réduit de 4,9 % à 4,3 % en un an, ce ne sont pas les 4,1 % prévus par le gouvernement et c’est encore bien loin des 2,8 % auxquels s’est engagée la France devant la Commission de Bruxelles pour 2015. La croissance ? Elle est, toujours selon l’INSEE, de 0,3 % pour 2013. Les Français ont fait le constat, la politique économique française est un échec.

François Hollande a donc nommé Manuel Valls à la tête d’un « gouvernement de combat » pour mener sa nouvelle politique. Lors de son intervention télévisée du 31 mars, le président de la République en a esquissé les grandes lignes. Il s’agit de « redonner de la force à notre économie ». Si le « pacte de responsabilité » reste d’actualité avec une baisse des charges sur les salaires, le chef de l’Etat a ajouté qu’un « pacte de solidarité » doit y correspondre. Pour relancer le pouvoir d’achat des Français et soutenir la croissance, des baisses d’impôt et des réductions de cotisations payés par les salariés devraient voir le jour.

Mais, le programme d’économies budgétaires ne saurait être suffisant pour compenser les baisses de recettes. La France ne pourra pas passer sous la barre des 3 % de déficit fixé par Bruxelles. François Hollande en est conscient puisqu’il confie d’ores et déjà au gouvernement une mission : « convaincre l’Europe que cette contribution de la France à la compétitivité et à la croissance doit être prise en compte dans le respect de ses engagements ».

Le nouveau gouvernement a d’ailleurs très peu de temps pour mettre au point ses arguments. La France devra présenter son programme de stabilité le 30 avril à la Commission de Bruxelles qui appelait la France, quelques heures avant l’allocution de François Hollande, « à prévoir des mesures supplémentaires ». En fait, Manuel Valls n’a que deux semaines pour amender le programme puisque, selon Bercy, « les prévisions actualisées pour les années 2014 à 2017 seront transmises (../..) au Parlement mi-avril ».

Pendant ce temps, de l’autre côté du Rhin, le 12 avril, Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances du gouvernement Merkel, présentait le projet de loi de Finances rectificative pour 2014 qui prévoit un équilibre structurel, c'est-à-dire hors dépenses liées à la conjoncture. Il affirmait en outre que l’Allemagne « ne créera pas de nouvelle dette ». Voilà une phrase que les Français devront attendre plusieurs années avant de l’entendre de la bouche de leur ministre des Finances.

Philippe Fort


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