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DES HAUSSES A N’EN PLUS FINIR

News du 02/09/2013
Comme tous les ans, au mois de septembre, les Français reçoivent leur feuille d’imposition. Cette année, pas de surprise, la somme à régler à l’administration fiscale a augmenté sauf si, malheureusement pour vous, vos revenus ont baissé. Quatre mesures principales auxquelles vous avez peu de chance d’échapper en sont la cause. Premièrement, le gel des barèmes décidé par le gouvernement Fillon. La non-revalorisation des tranches d’imposition en fonction de l’inflation entraine mécaniquement une hausse de l’impôt. En effet, le gouvernement Ayrault n’a fait que neutraliser les effets du gel pour les bas revenus. 16 millions de foyers fiscaux sont ainsi concernes par cette hausse et paieront, selon les cas, environ 2 % de plus que l’année dernière. Deuxièmement, la baisse du plafond du quotient familial. Le plafond de réduction d’impôt liée à chaque enfant passe de 2 336 euros à 2 000 euros et concerne, selon Bercy, 2,5 % des ménages, soit près de 900 000 familles. Troisièmement, la création d’une nouvelle tranche d’imposition à 45 % pour les revenus supérieurs à150 000 euros. Cette mesure concerne 50 000 foyers, soit 0,1 % des contribuables. Quatrièmement, la refiscalisation des heures supplémentaires. Les effets de cette mesure sont, pour l’instant difficiles à quantifier mais ceux concernés le constateront. D’autres mesures auront aussi un effet négatif comme l’alourdissement de l’ISF ou l’imposition sur les plus-values des cessions immobilières pour ne citer que deux d’entre elles.

Et ce n’est pas fini, puisque l’impôt sur le revenu n’est qu’une des nombreuses sources de revenus pour l’Etat. Des hausses ont déjà été appliquées pour la redevance télé, le tabac, la bière. La suppression du système du forfait pour les emplois à domicile a été supprimée, etc. La liste est longue mais pas close.

La TVA, sauf pour le taux le plus bas qui passera de 5,5 % à 5 %, augmentera au 1er janvier 2014. Le taux normal passera de 19,6 % à 20 %, le taux intermédiaire de 7 % à 10 %.

De plus, le financement de la réforme des retraites provoquera des hausses d’impôts, de prélèvements, de cotisations, de taxes auxquelles nous ne pourrons échapper. Lesquelles ? Il est encore trop tôt pour le savoir mais faisons confiance au gouvernement. La part du PIB consacrée aux retraites continuera à augmenter. Il faudra trouver les ressources pour les financer. La réforme prévoit déjà une hausse des cotisations salariales, 0,15 % en 2014, 0,05 % par de 2015 à 2017, soit 0,3 % au total. Cela ne suffira pas. Les prévisions de recettes sont fondées sur des perspectives de croissance que la plupart des économistes jugent irréalistes. Bien que Jean-Marc Ayrault ait annoncé que la CSG ne servirait pas à financer les retraites, il est néanmoins à prévoir que celle-ci augmentera également.


Philippe Fort
 
 
 




























La taxe d'aménagement