Annonce : Info-clipper.com informations sur les sociétés : Gabon
 

Tous les éditoriaux

LA FAUSSE BONNE NOUVELLE

News du 01/10/2013
Le 25 septembre dernier, la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du Travail, publiait comme chaque mois, sa lettre mensuelle Indicateurs où figurent les chiffres du chômage. Heureuse surprise ! Le chômage, après vingt-sept mois consécutifs de hausse baissait, et pas qu’un peu… 62 700 « demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi » de moins. Certes, au bas de la première page figurait un avertissement : « Les statistiques publiées ce mois-ci peuvent être affectées par une hausse d’une ampleur inhabituelle des sorties enregistrées pour cessations d'inscription pour défaut d'actualisation en août 2013 ». La Dares constatait une anomalie sur ses propres chiffres. C’était trop beau pour être vrai. Malheureusement, c’est le cas, c’était effectivement trop beau pour être vrai. Pôle Emploi, dans un communiqué du 30 septembre, a remis les pendules à l’heure. La baisse ne serait comprise qu’entre 21 000 et 28 000. L’organisme public explique cet écart par un dysfonctionnement de SFR, l'opérateur téléphonique ayant « oublié » d’envoyer les SMS de relance aux demandeurs d'emploi pour qu'ils actualisent leurs droits.

Certes, la baisse est réelle, le compteur des hausses consécutives du chômage est remis à zéro mais il va repartir. Août restera un accident. L’Unedic, dans ses prévisions publiées le 26 septembre, ne prévoit pas d’amélioration sur le front du chômage avant le quatrième trimestre 2014. Autrement dit, il faudra attendre encore un an pour toucher le fond. Il y aura alors en France plus de cinq millions de chômeurs.

Alors, c’est bien dommage, cette inversion nette de tendance a suscité des espoirs pendant quelques jours. Tout d’abord, quant à la résorption du déficit de l’assurance-chômage, 4,1 milliards d’euros attendus en 2013, 4.4 milliards d’euros en 2014, selon l’Unedic. Encore un trou qu’il faudra combler. La baisse significative du chômage permettait aussi d’envisager l’avenir avec confiance, la consommation, source de TVA pour l’Etat, allait repartir, les recettes de l’impôt sur le revenu augmenter ainsi que les celles liées aux cotisations sociales. Le cercle vertueux de la croissance pouvait enfin s’enclencher, les déficits pourraient diminuer, la pression fiscale enfin s’alléger.

Les lendemains qui chantent, ce n’est pas encore pour demain, place à la réalité. La situation économique de la France reste inquiétante.

Philippe Fort
 
 
 




























La taxe d'aménagement