Les petites mains gonflées de sève du gouvernement ne sont pas prêtes à lâcher prise : tout pollueur, tout réchauffeur de planète, paiera !
La bonne conscience chlorophyllienne a un coût : le budget écologie présenté par Jean-Louis Borloo est en augmentation de 3%, passant de 27,3 à 28,2 milliards d’euros.
Les premiers à payer la note, dès cette année, seront les particuliers, punis pour leur fâcheuse tendance à conduire des véhicules polluants et à habiter des maisons consommatrices d’énergie...
Ainsi, le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt va se resserrer pour les bâtiments ne respectant pas la norme « bâtiment basse consommation » (BBC), pour disparaître en 2013. Le malus automobile s'appliquera aux véhicules émettant plus de 156 grammes de CO2 contre 160 aujourd'hui. Et dès 2011, le seuil sera abaissé à 151 grammes. Les régions seront autorisées à augmenter la taxe intérieure de consommation des produits pétroliers (TIPP), jusqu'à 1,35 euro par hectolitre pour le gazole et 0,73 euro par hectolitre pour l'essence.
Quand aux entrepreneurs, toujours touchés par la crise, les voici partiellement rassurés : le remplacement de la taxe professionnelle par la cotisation économique territoriale (CET) leur fera économiser plus de 4 milliards d'euros par an, et même 12 milliards en 2010.
Ceci devait être une généreuse compensation au coût de la taxe carbone pour les entreprises (contributions estimées à 2 milliards d'euros). Pour le moment, c’est un petit coup de pouce en attendant que ça repousse !