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BUDGET 2011 : L’AUSTERITE ANNONCEE

News du 30/09/2010
Le budget de l’Etat français a été présenté le 29 juin en Conseil des ministres. Il devrait être de 356,9 milliards d'euros auxquels il convient d’ajouter 2,9 milliards d’euros de dépenses exceptionnelles de 2010, soit une diminution de 63,3 milliards d’euros par rapport à cette année. Les recettes devraient atteindre 271,3 milliards d’euros avec une hypothèse de croissance de 2 %. Le déficit serait alors de 92 milliards d’euros en tenant compte du solde des comptes spéciaux, contre 152 milliards d’euros en 2010. Le déficit reste abyssal et représenterait encore 6 % du PIB contre 7,7 % en 2010. Selon François Baroin, le gouvernement entend réduire progressivement le déficit, 4,6 % du PIB en 2012, 3 % en 2013, 2 % en 2014. Le retour à l’équilibre budgétaire n’est prévu qu’après 2016. La dette continue ainsi d’augmenter, la charge de la dette deviendra d’ailleurs d’ici là le premier poste de dépenses devant celui l’Education qui représente aujourd’hui près de 45 milliards d’euros. La marge de manœuvre de l’Etat se réduit d’année en année et il faudra attendre après 2017 pour pouvoir dépenser plus à recettes constantes. Avec le budget 2011, l’amélioration des finances publiques serait néanmoins réelle.

Comment réduit-on le déficit de 63 milliards d’euros en un an ? En diminuant les dépenses et en accentuant la pression fiscale. Côté dépenses, pour la première fois, le gouvernement appliquera une mesure qui aurait déjà dû être prise, le gel des dépenses publiques, hors dette puisque celle-ci continue d’augmenter en raison du déficit et hors pensions des fonctionnaires. Côté recettes, diverses mesures fiscales devraient permettre à l’Etat d’engranger 10 milliards d’euros supplémentaires. Selon l’OFCE, 5,9 milliards d’euros proviendraient des entreprises, 4,1 milliards d’euros des ménages, notamment au moyen du « coup de rabot » sur les niches fiscales. L’inconvénient pour le contribuable, c’est que les entreprises, toujours selon l’OFCE, en répercuteront une majeure partie sur leurs clients. Conséquence, nous paierons non seulement plus d’impôts en 2010 mais nous subirons également la hausse des prix générée par ces mesures.

Reste à faire voter la loi par le Parlement où les débats promettent d’être houleux. Des amendements, comme tous les ans, viendront retoucher certaines mesures. En tous les cas, si l’assainissement nécessaire des finances publiques reste une priorité du gouvernement pour les prochaines années, nous devons nous préparer à une période d’austérité. Elle sera d’autant moins longue et dure que l’équilibre budgétaire sera atteint rapidement. Nous ne pouvons continuer à vivre à crédit indéfiniment et comme le dit fort justement l’adage populaire : « Qui paie ses dettes s’enrichit ».
 
 
 




























La taxe d'aménagement