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L’ANGLETERRE MAINTIENT LE CAP

News du 01/04/2012
Le 21 mars dernier, George Osborne, le Chancelier de l’Echiquier, quittait sa résidence officielle du 11 Downing Sreet (Le Premier ministre David Cameron habite au 10), pour se rendre au Parlement. Avant d’effectuer ce court trajet, il posait, comme le veut la tradition, devant les photographes avec la petite mallette en cuir rouge contenant le Budget 2013. L’Angleterre maintient le cap fixé l’année dernière : la réduction du déficit public reste la priorité. Il sera de 8,3 % du PIB cette année, soit 126 milliards de livres (151 milliards d’euros) et devrait passer sous les 3 % lors du budget 2015-2016.

La mesure la plus coûteuse pour le budget, 3 milliards de livres, est le relèvement du seuil d’imposition qui passe de 8 105 £ par an à 9 205 £, permettant à plus de 20 millions de contribuables d’économiser 170 livres d’impôts. George Osborne a également annoncé la réduction de 50 à 45 % du taux d’imposition pour les revenus supérieurs à 150 000 livres par an, il est contre-balancé par une taxe de 7 % sur les ventes de logements dont la valeur est supérieure à 2 millions de livres. Si l’opposition critique ce cadeau fait aux riches et estime ainsi que l’essentiel du plan d’austérité est supporté par les classes moyennes et pauvres, c’est le gel des seuils des taux d’imposition pour les retraités, rebaptisé « Granny Tax » (taxe sur les grand-mères) qui a provoqué la colère du Parti travailliste. Cette mesure permettrait au gouvernement d’économiser un milliard de livres.

Autre mesure phare dont la France ferait bien de s'inspirer, la baisse de 26 à 24 % dès cette année de l’impôt sur les bénéficies des sociétés et à 22 % pour 2014 doit permettre d’attirer des investissements étrangers et favoriser la croissance qui reste pour l’instant en berne. Les prévisions officielles de croissance sont de 0,8 % pour 2012, 2 % pour 2013 pour atteindre 3 % en 2015. Le taux de chômage devrait atteindre 8,7 % cette année pour ensuite redescendre aux alentours de 6,3 % en en 2016-2017.

Le budget anglais qui s’inscrit dans un plan d’austérité de sept ans est clairement de favoriser les entreprises qui créent des emplois quand elles investissent et se développent. Il s’agit de restaurer les finances publiques tout en créant des conditions optimales pour les entreprises. Creuser les déficits pour soutenir la consommation et la croissance n’est plus une alternative, en Angleterre comme en France, en raison du montant des dettes et des déficits. La croissance durable passe par l’investissement privé.

Philippe Fort
 
 
 




























La taxe d'aménagement